Baromètre Prism'emploi - l'emploi intérimaire en février 2026
COMMENTAIRE GÉNÉRAL POUR LE MOIS DE FEVRIER 2026
En février 2026, l’emploi intérimaire s’élève à 655 000 équivalents temps plein (ETP), en baisse de 0,6 % sur un an, confirmant la relative stabilisation observée depuis le début de l’année. Cette évolution moyenne est néanmoins caractérisée par des tendances sectorielles contrastées.
- L’industrie se démarque avec une croissance de 5,1 % sur un an : Seul secteur en croissance,l’emploi intérimaire industriel progresse de 5,1 %sur un an. Cette hausse confirme la solidité relative de l’industrie manufacturière, notamment dans les filières du matériel de transport, de la défense et de la pharmacie, qui bénéficient d’une demande extérieure dynamique. Le recours à l’intérim accompagne la montée en charge de la production, mais aussi la prudence des employeurs qui privilégient encore la flexibilité face aux incertitudes de la demande.
- La plus forte dégradation affecte le BTP : À l’opposé, lebâtiment et les travaux publicsenregistrent unebaisse marquée de 6,5 %sur un an. Ce recul prononcé reflète la dégradation persistante du marché immobilier résidentiel et la baisse du nombre de chantiers d’infrastructures.
- Recul plus modéré dans le commerce et les services : Dans lecommerce (-3,5 %)et lesservices (-3,9 %), la baisse de l’intérim traduit un tassement général de la demande. Dans les services, cet ajustement concerne surtout les activités du médical et du médico-social, de support administratif et de nettoyage.
- Transports et logistique : stabilisation fragile. Après plusieurs années caractérisées par un recul marqué, le secteur transports et logistiqueaffiche ce mois-ci une évolution quasi stable (-0,6 %). Si la logistique reste soutenue par la reprise partielle du fret industriel, l’ajustement se poursuit dans le transport routier, confronté à une hausse des coûts d’exploitation et à une rationalisation des volumes.
Évolution par qualification : La contraction de l’emploi intérimaire se concentre sur les métiers à dominante administrative avec une baisse chez les employés (-7,2 %). L’évolution du nombre de cadres et professions intermédiaires renoue avec la croissance (+1,9 %) après avoir connu une année 2025 particulièrement dégradée. L’emploi ouvrier, quant à lui, progresse légèrement, avec +0,2 % pour les ouvriers qualifiés et une tendance nulle (0,0 %) pour les ouvriers non qualifiés.
Les effectifs intérimaires s’inscrivent en baisse (-0,6 %) au niveau national.
La majorité des secteurs est en baisse
L'emploi intérimaire augmente dans l’industrie (+5,1%), mais diminue dans les transports (-0,6%), le commerce (-3,5%), les services (-3,9%) et le BTP (-6,5 %).
La moitié des qualifications est en hausse
L'emploi intérimaire augmente chez les cadres et professions intermédiaires (+1,9 %) et les ouvriers qualifiés (+0,2 %), mais stagne chez les ouvriers non qualifiés (0,0%) et diminue chez les employés (-7,2%).
LE CDI INTÉRIMAIRE
En février 2026, le CDI Intérimaire représente 43 720 ETP, correspondant à 6,7% des effectifs des agences d’emploi.
Sur les territoires, le recours au CDII est nettement surreprésenté en Pays de la Loire (12,7 %) et dans les Hauts-de-France (11,1 %). C’est en Bretagne et en Ile-de-France (avec respectivement 3,7 % et 3,3 % des effectifs) que ce contrat reste le moins développé.
La répartition géographique des CDII se concentre à plus de 40 % dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Pays de la Loire : 15,6 %, Hauts-de-France : 14,8 %, et Auvergne-Rhône-Alpes: 13,7 %.

LA FRANCE DES REGIONS
Février 2026 par rapport à février 2025.
La majorité des régions métropolitaines est en baisse.
Les dynamiques territoriales restent hétérogènes. Le travail temporaire s’inscrit en hausse en Normandie (+4,0 %) et dans les Hauts-de-France (+5,4 %). Il reste le plus en retrait en Grand Est(-3,5 %) et en Nouvelle-Aquitaine (-4,4 %).
