La politique de la formation professionnelle

Prism’emploi s’engage en faveur de l’inclusion sociale par l’emploi et la formation, à travers l’acquisition et le développement des compétences de tous les publics, en particulier ceux à faible qualification.

Historiquement, la branche du travail temporaire est fortement investie dans l’accès à l’emploi, le développement des compétences et la sécurisation des parcours des salariés intérimaires, notamment ceux qui ont un faible niveau de qualification initiale. 

Cet investissement vise également l’insertion professionnelle des demandeurs d’emplois à travers la mobilisation de dispositifs pour pouvoir répondre aux difficultés de recrutement des entreprises utilisatrices ainsi qu’aux besoins d’accès à l’emploi de ce public. 

Pour ce faire, la branche a développé une ingénierie de formation à l’efficacité éprouvée à travers la création de contrats en alternance spécifiques : le Contrat d’Insertion Professionnelle Intérimaire (CIPI) et le Contrat de Développement Professionnel Intérimaire (CDPI). 

La force de ces dispositifs est de garantir un continuum emploi-formation, qui constitue la clé d’une insertion professionnelle réussie.  

De plus, la branche s’appuie sur un écosystème composé de différents opérateurs paritaires, qui interviennent en complémentarité dans la sécurisation des trajectoires professionnelles des salariés intérimaires : le Fonds Professionnel pour l’Emploi dans le Travail Temporaire (FPETT), l’Opérateur de Compétences AKTO, l’Observatoire de l’Intérim et du Recrutement (OIR).

Enfin, en appui de cette politique de formation volontariste, la branche s’est dotée de moyens financiers conséquents.  

   
  

CIPI et CDPI : l’accès à l’emploi via l’alternance pour des publics peu ou pas qualifiés  

CIPI - Contrat d’Insertion Professionnelle Intérimaire

Dispositif de formation en alternance, il s’adresse à des publics très éloignés de l’emploi rencontrant des difficultés d’insertion sur le marché du travail.
Sa durée varie de 140 à 315 heures avec un temps minimum de formation et de missions au sein d’une ou plusieurs entreprises utilisatrices.

La formation suivie ne donne pas nécessairement lieu à l’obtention d’une certification ou d’une qualification. A l’issue du CIPI, le salarié intérimaire peut se voir proposer un CDPI ou un contrat de professionnalisation intérimaire dans le cadre de la construction d’un parcours qualifiant.

Chiffre clé 2025 : 6 693 CIPI

     

   

CDPI - Contrat de Développement Professionnel Intérimaire

Dispositif de formation en alternance, il permet à un salarié intérimaire peu ou pas qualifié, d’accéder à un premier niveau de qualification en vue de développer ses opportunités d’emploi.

Sa durée varie de 140 à 525 heures avec un engagement de l’ETT à proposer une ou plusieurs missions au salarié intérimaire, d’une durée au moins égale au tiers de la durée de la formation.

Le CDPI est un parcours de formation devant nécessairement aboutir à l’obtention soit d’une certification (titre professionnel, CQP,..), soit d’une qualification reconnue dans une convention collective de branche.

Chiffre clé 2025 : 7 011 CDPI

Le taux d’insertion à l’issue d’un CIPI et d’un CDPI est très satisfaisant et stable, puisque plus de 81,5 % des salariés intérimaires formés en CIPI/CDPI sont en emploi au cours des 12 mois suivant leur formation. (Source : enquête insertion AKTO 2024/2025)
 

    

 

Contrat d’apprentissage intérimaire et Contrat de professionnalisation intérimaire : le développement des compétences par la certification et la qualification 

CAI - Contrat d’apprentissage intérimaire 

Dispositif de formation en alternance adapté aux spécificités de la branche du travail temporaire, le contrat d’apprentissage intérimaire, prenant la forme d’un CDI ou d’un CDD d’une durée de 6 à 36 mois maximum, alterne des périodes d’enseignements théoriques généraux, technologiques et professionnels mis en œuvre en centre de formation d’apprentis (CFA), et des périodes d’application pratiques en entreprise utilisatrice en relation avec le titre ou le diplôme préparé. 

La particularité du contrat d’apprentissage intérimaire réside dans le double encadrement : l’apprenti est suivi par un maitre d’apprentissage désigné au sein de l’ETT et par un autre maitre d’apprentissage, désigné au sein de l’entreprise utilisatrice. 

Ce dispositif de formation vise les jeunes âgés d’au moins 16 ans à 29 ans révolus

Le contrat d’apprentissage intérimaire permet d’acquérir un diplôme professionnel de l’enseignement secondaire, un diplôme de l’enseignement supérieur ou encore un titre à finalité professionnelle enregistré au RNCP

Chiffre clé 2025 : 2 552 contrats d’apprentissage intérimaires

     

CPI - Contrat de professionnalisation intérimaire

Dispositif de formation en alternance adapté aux spécificités de la branche du travail temporaire, prenant la forme d’un CDI ou d’un CDD d’une durée de 6 à 12 mois, le contrat de professionnalisation intérimaire alterne des périodes d’enseignements théoriques généraux, technologiques et professionnels et des périodes d’acquisition d’un savoir-faire par l’exercice en entreprise utilisatrice d’une ou plusieurs missions en relation avec la qualification recherchée.

La particularité du contrat de professionnalisation intérimaire réside dans le double tutorat : le salarié intérimaire est suivi par un tuteur désigné au sein de l’ETT et par un autre tuteur désigné au sein de l’entreprise utilisatrice.

Le contrat de professionnalisation peut être proposé aux jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus qui souhaitent compléter leur formation, aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus, et aux bénéficiaires des minima sociaux.

Le contrat de professionnalisation intérimaire permet d’acquérir une qualification professionnelle reconnue RNCP, une qualification professionnelle reconnue dans les accords ou conventions collectives de branche applicables dans l’entreprise utilisatrice où sont effectuées les périodes d’emploi ou encore, une qualification professionnelle ouvrant droit à un certificat de qualification de branche (CQP) ou interbranche (CQPI).

Chiffre clé 2025 : 1 970 contrats de professionnalisation intérimaires

    

La Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI) : 

D’une durée maximum de 400 heures, la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI) permet à un demandeur d’emploi de bénéficier d’une formation nécessaire à l’acquisition de compétences requises pour occuper un poste correspondant à une offre d’emploi déposée par une agence d’emploi auprès de France Travail.   

A l’issue de la formation préalable au recrutement réalisée dans le cadre d’une POEI, le demandeur d’emploi peut se voir proposer un : 

  • Un CDI ou CDI intérimaire ; 
  • Un Contrat de professionnalisation d’une durée d’au moins six mois ; 
  • Un Contrat d’apprentissage d’une durée d’au moins six mois ; 
  • Un CDD d’une durée d’au moins six mois ; 
  • Un CDD et d’un CTT conclu pour un emploi saisonnier d’une durée minimale quatre mois ; 
  • Un ou plusieurs CTT d’une durée totale d’au moins six mois dans les neuf mois suivant la formation.

  

Chiffre clé 2025 : 10 718 demandeurs d'emploi formés dans le cadre de la POEI

    

La période de reconversion : un nouveau dispositif favorisant les mobilités professionnelles des salariés de la branche dans un cadre sécurisé 

La période de reconversion a pour objectif d’accompagner les mobilités professionnelles, qu'elles soient internes ou externes à l'entreprise, et à favoriser la promotion sociale et professionnelle des salariés de la branche. 

D’une durée comprise entre 150 et 450 heures, la période de reconversion est un parcours de formation certifiant qui doit donner lieu à l’acquisition de l’une des certifications suivantes : 

  • Certification professionnelle enregistrée au RNCP ; 
  • Certificat de qualification professionnelle (CQP/CQPI), inscrit ou non au RNCP ; 
  • Un ou plusieurs blocs de compétences enregistré(s) au RNCP ; 
  • Certificat CléA.

  

Afin de favoriser la mobilisation du dispositif, la branche a fixé des publics intérimaires et permanents prioritaires dans l’accès à la période de reconversion interne. 

Ce dispositif, entré en vigueur au printemps, est en cours de déploiement par les agences d’emploi.

   

  

L'écosystème du travail temporaire

 

Logo FPETT

 

 Le FPETT est le fonds professionnel pour l’emploi de la branche du travail temporaire. Cet organisme paritaire a pour mission de contribuer au maintien de l’employabilité des salariés intérimaires et à la sécurisation de leurs parcours professionnels à travers le financement d’actions visant le développement des compétences, l’accès à l’emploi et le maintien dans l’emploi. Le FPETT assure le pilotage des fonds conventionnels (0,77% et 0,30%) de la branche.
Logo AKTO

 

 AKTO est l’opérateur de compétences des services à forte intensité de main d’œuvre. Il agit pour le développement de l’alternance, l’emploi durable et la construction de parcours professionnels. Il accompagne la performance des entreprises en renforçant la montée en compétences et la qualification des salariés. Il est au cœur des synergies entre les acteurs de la formation professionnelle.
oir L’Observatoire de l’Intérim et du Recrutement a pour mission de réaliser des études au service des entreprises et des salariés du travail temporaire. Il est également chargé de produire des analyses visant à nourrir la réflexion des partenaires sociaux de la branche.

  

 

   

Parole d'intérimaires :

Cela fait 10 ans que je suis intérimaire dans mon métier électricien j'ai démarré comme cp1 et monte cp2 et je suis actuellement chef d'équipe.

Patrick E.    

L’intérim a été pour moi un très bon moyen de rebondir et de revenir dans la vie active après une longue période de chômage.

Pascal L.

L'apprentissage au niveau des missions est aussi intéressant. En plus, ce travail permet de pouvoir bénéficier d'autres formations. C'est un excellent choix pour celui qui part d'un point zéro car cela lui permettra d'avoir une opportunité de se former.

Abdoul Aziz M.

 

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