Baromètre Prism'emploi - l'emploi intérimaire en mars 2026
COMMENTAIRE GÉNÉRAL POUR LE MOIS DE MARS 2026
Dans le détail des secteurs :
- Avec une progression de 2,9 % en glissement annuel, le secteur industriel fait figure d’exception. Cette évolution demeure toutefois en décélération par rapport au rythme soutenu observé en janvier et février (environ +5 % en moyenne). Ce tassement de la croissance de l’intérim industriel s’inscrit dans un environnement conjoncturel moins favorable : les indicateurs de climat des affaires dans l’industrie publiés par l’Insee se dégradent en mars, repassant sous leur moyenne de long terme.
- Le secteur du BTP accuse la contraction la plus marquée (-8,5 % sur un an). Cette baisse traduit la persistance d’une conjoncture dégradée, dans un contexte où la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières incite les entreprises à ajuster prudemment leurs volumes d’activité et leurs besoins en main-d’oeuvre.
- Dans le commerce, le repli de l’intérim (-4,8 % sur un an) reflète l’affaiblissement de la consommation des ménages, pénalisée par l’accélération de l’inflation.
- Les transports et la logistique enregistrent également une baisse de l’emploi intérimaire (-3,3 % sur un an), malgré un effet de base favorable après plusieurs années de contraction. Le transport routier apparaît particulièrement vulnérable, du fait de son exposition aux coûts énergétiques.
- Enfin, les services affichent un recul de 6,6 % de l’emploi intérimaire. Cette évolution est notamment imputable aux difficultés rencontrées dans les secteurs du médical et du médico-social, ainsi que dans les fonctions de support administratif aux entreprises. Le durcissement des contraintes budgétaires et les ajustements d’effectifs qui en résultent affectent tout particulièrement le recours à l’intérim.
Évolution par qualification
En mars tous les niveaux de qualification sont orientés à la baisse. La contraction se concentre sur les métiers à dominante administrative avec une forte baisse chez les employés (-10,5 %). Le recul est moins marqué pour les ouvriers qualifiés (-2,4%), les ouvriers non qualifiés (-1,2%) et pour les cadres et professions intermédiaires (-1,3%).
Les effectifs intérimaires s’inscrivent en baisse (-2,9 %) au niveau national.
La majorité des secteurs est en baisse
L'emploi intérimaire augmente dans l’industrie (+2,9%), mais diminue dans les transports (-3,3%), le commerce (-4,8%), les services (-6,6%) et le BTP (-8,5 %).
L'ensemble des qualifications est en baisse
L'emploi intérimaire diminue chez les ouvriers non qualifiés (-1,2%), les cadres et professions intermédiaires (-1,3 %) et les ouvriers qualifiés (-2,4 %) et chez les employés (-10,5%).
LE CDI INTÉRIMAIRE
En février 2026, le CDI Intérimaire représente 41 471 ETP, correspondant à 6,3% des effectifs des agences d’emploi.
Sur les territoires, le recours au CDII est nettement surreprésenté en Pays de la Loire (12,0%) et dans les Hauts-de-France (10,7%). C’est en Bretagne et en Ile-de-France (avec respectivement 3,4% et 3,0% des effectifs) que ce contrat reste le moins développé.
La répartition géographique des CDII se concentre à près de 45% dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Pays de la Loire : 15,9%, Hauts-de-France : 15,0%, et Auvergne-Rhône-Alpes : 13,7%.

LA FRANCE DES REGIONS
Mars 2026 par rapport à mars 2025
La majorité des régions métropolitaines est en baisse.
Les dynamiques territoriales restent hétérogènes. Le travail temporaire s’inscrit en hausse dans les Hauts-de-France(+3,7%) et stagne en Normandie (+0,0%) et en Bourgogne-Franche-Comté (-0,4%). Il recule particulièrement en Occitanie (-5,9%) en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (-5,6%), en Ile-de-France (-4,8%) et en Grand Est (-4,6%).
