Accord de branche sur la période de reconversion professionnelle : la branche du travail temporaire se mobilise sur ce nouveau dispositif

Un accord signé par Prism'emploi et cinq organisations syndicales (80,42 % de la représentativité) ouvre des parcours de reconversion financés, sans rupture de contrat ni perte de rémunération.
Le 23/06/2026
National
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Prism’emploi et cinq organisations syndicales représentatives (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO et UNSA, soit 80,42 % de la représentativité syndicale) ont signé le 29 mai 2026 un accord de branche relatif à la période de reconversion professionnelle, nouveau dispositif instauré par la loi du 24 octobre 2025.  La branche du travail temporaire devient ainsi la première du périmètre d'AKTO à le rendre opérationnel.

Alors que les mutations technologiques et écologiques redessinent des pans entiers de l'emploi, cet accord confirme l’engagement constant et de longue date de la branche en faveur de la formation et de l’employabilité, en particulier des publics les plus exposés aux transitions professionnelles. Les salariés intérimaires en CDII et les permanents du travail temporaire pourront désormais se reconvertir vers des métiers en tension ou en évolution, sans rompre leur contrat et en conservant leur rémunération. Les salariés intérimaires en CTT peuvent accéder également au dispositif. 

  

Les entreprises de travail temporaire jouent un rôle essentiel pour l’économie : elles détectent les besoins en compétences, développent les parcours certifiants, et mobilisent la formation comme levier d’accès et de retour à l’emploi des salariés intérimaires et des demandeurs d’emploi. Avec cet accord, la branche renforce encore sa capacité à :

  • Anticiper les évolutions de métiers et prévenir l’obsolescence des compétences de ses salariés ; 
  • Favoriser les passerelles vers les métiers et secteurs en tension (aéronautique, défense, nucléaire…) ;
  • Sécuriser les transitions liées à la santé au travail et aux réorientations professionnelles.

  

Une ambition claire : sécuriser les parcours et accélérer les mobilités

L’objectif de l’accord est de faciliter et sécuriser les mobilités professionnelles internes à l’entreprise, et préparer les reconversions vers des métiers en évolution, en déclin ou en tension.

Les bénéficiaires sont les salariés intérimaires (en mission de travail temporaire, entre deux missions, ou en CDII) et salariés permanents des entreprises de la branche, avec des priorités d’accès pour les salariés justifiant d’une ancienneté spécifique et ceux ayant connu un arrêt de travail (AT/MP ou maladie longue). 

  

Zoom sur le pôle reconversion du Fonds professionnel pour l’emploi dans le travail temporaire

Afin de sécuriser le retour à l’emploi des salariés intérimaires en arrêt de travail à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, un pôle reconversion composé à ce jour de 5 conseillères est créé au sein du FPETT.

À travers la mise en place de ce pôle reconversion, la branche du travail temporaire a souhaité déployer un accompagnement structuré dans le cadre d’une offre de services pilotée par le FPETT. Cet accompagnement comporte notamment la réalisation d’un bilan de reconversion permettant d’orienter l’individu vers une formation et/ou une opportunité d’emploi.

Depuis la création de ce pôle, 1 067 salariés intérimaires ont bénéficié d’un accompagnement.

Sur l’ensemble de son périmètre en 2025, le FPETT a financé 171 000 actions de formations et a collecté 225 millions d’euros.

   

Des parcours certifiants et professionnalisants

Les certifications éligibles : titres et diplômes inscrits au RNCP, CQP/CQPI, blocs de compétences RNCP, et socle CléA. 

La période de reconversion peut comprendre : 

  • Des actions de formation, d’une durée comprise entre 150 heures et 450 heures sur une période de 12 mois, 
  • Des actions de validation des acquis de l’expérience (VAE), 
  • Des périodes d’acquisition de savoir-faire en situation professionnelle. 

  

Un financement dédié et incitatif

Les coûts pédagogiques sont pris en charge par l’OPCO, sur des montants forfaitaires fixés par la branche : 

  • 15 €/heure pour les actions en faveur des publics intérimaires prioritaires (ancienneté, AT/MP, maladie longue).
  • 20 €/heure pour les actions visant les salariés permanents (AT/MP, emplois en transformation/déclin/tension).
  • VAE : accompagnement, dossier et jury pris en charge dans la limite d’un forfait de 3 000 €.

   

Les montants de prise en charge pourront être révisés annuellement par la commission paritaire nationale de l'emploi de la branche, l’instance paritaire de gouvernance de la politique formation du travail temporaire.

  

« En étant la première branche au sein d’AKTO à mettre en œuvre la période de reconversion, nous confirmons notre cap : faire de la formation un accélérateur de mobilité et d’inclusion. Cet accord apporte un cadre clair, des financements dédiés et des parcours certifiants pour permettre à chaque salarié intérimaire et permanent de saisir les opportunités de transformation du marché du travail. C’est un investissement concret pour l’employabilité, la compétitivité des entreprises et l’insertion professionnelle sur l’ensemble du territoire », 

déclare Gilles Lafon, Président de Prism'emploi.

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