Baromètre Prism'emploi - l'emploi intérimaire en mai 2026
COMMENTAIRE GÉNÉRAL POUR LE MOIS DE MAI 2026
En mai 2026, l'emploi intérimaire (contrats de travail temporaire et CDI intérimaires) s'établit à 681 540 équivalents temps plein (ETP), en hausse de 0,5 % sur un an. Il s'agit de la première évolution annuelle positive enregistrée depuis décembre 2022. Cette progression apparaît toutefois davantage comme le prolongement de la phase de stabilisation observée depuis le quatrième trimestre 2025 que comme le signe d'un changement de tendance. Par ailleurs, compte tenu des jours fériés et ponts intervenant en mai, cette évolution doit être interprétée avec prudence.
Des tendances sectorielles contrastées :
- Industrie : avec une augmentation de 1,4 %, l’intérim industriel poursuit sa progression, mais à un rythme moins soutenu qu’en avril. Cette évolution confirme la résistance du secteur par rapport à l’ensemble de l’économie, soutenue par des relais de croissance dans certaines activités, notamment l’aéronautique et la défense, ainsi que par des accélérations ponctuelles de production dans un environnement économique qui demeure incertain.
- BTP : après une moindre dégradation en avril (-2,1 %), l’intérim dans le BTP enregistre un recul plus marqué en mai (-5,8 %). Le recours au travail temporaire dans ce secteur demeure fortement dépendant de l’évolution des mises en chantier et de l’attentisme de la demande, alimentant une forte volatilité de l’emploi intérimaire.
- Commerce : dans le commerce, la contraction s’accentue également, passant de -1,9 % en avril à -3,2 % en mai. Le secteur reste fragilisé par une consommation des ménages peu dynamique, limitant les besoins de renforts temporaires.
- Transports-Logistique : Le secteur des transports et de la logistique demeure orienté à la baisse en mai (-1,4 %), pénalisé par le niveau des prix des carburants et l’atonie de la consommation des ménages. Ce repli reste toutefois modéré au regard des contractions plus prononcées observées tout au long de l’année 2025.
- Services : avec une progression de 6,2%, l’emploi intérimaire rebondit nettement dans les services, rompant avec la baisse marquée observée ces derniers mois. Ce redressement s’explique en partie par un effet de base favorable, après des replis plus prononcés que la moyenne sur les deux dernières années. Il s’appuie également sur le regain d’activité enregistré en mai dans plusieurs segments clés, notamment les services administratifs et de soutien, l’hôtellerie-restauration ainsi que l’hébergement médico-social.
Évolution par qualification :
En mai, les évolutions de l’emploi intérimaire par qualification apparaissent plus homogènes qu’au cours des derniers mois. Les effectifs d’employés (-1,5 %) et d’ouvriers qualifiés (-1,0 %) demeurent orientés à la baisse, tandis que les cadres et professions intermédiaires (+2,6 %) ainsi que les ouvriers non qualifiés (+2,4 %) enregistrent une progression de leurs effectifs.
Les effectifs intérimaires s’inscrivent en hausse (+0,5 %) au niveau national.
Des tendances sectorielles contrastées
L'emploi intérimaire augmente dans les services (+6,2%) et l’industrie (+1,4%) mais diminue dans les transports (-1,4 %), le commerce (-3,2%) et le BTP (-5,8%).
La moitié des qualifications sont en hausse
L'emploi intérimaire augmente chez les cadres et professions intermédiaires (+2,6 %) et les ouvriers non qualifiés (+2,4%), mais diminue chez les ouvriers qualifiés (-1,0 %) et les employés (-1,5%).
LE CDI INTÉRIMAIRE
En mai 2026, le CDI Intérimaire représente 42 050 ETP, correspondant à 6,2% des effectifs des agences d’emploi.
Il est nettement surreprésenté en Pays-de-la-Loire (12,0 %) et dans les Hauts-de-France (10,6 %). C’est en Bretagne et en Ile-de-France (avec respectivement 3,4 % et 3,0 % des effectifs) que ce contrat reste le moins développé.
La répartition géographique des CDII se concentre à près de 45 % dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Pays de la Loire : 16,4 %, Hauts-de-France : 15,1 %, et Auvergne-Rhône-Alpes :13,5 %.

LA FRANCE DES REGIONS
Mai 2026 par rapport à mai 2025.
Les disparités territoriales demeurent marquées.
Le travail temporaire affiche les progressions les plus soutenues en Auvergne-Rhône-Alpes (+5,2 %), en Normandie (+4,6 %) et dans les Hauts-de-France (+3,5 %). À l’inverse, les replis les plus prononcés sont observés en Bretagne (-7,1 %) et en Centre-Val de Loire (-3,3 %). En Île-de-France, l’emploi intérimaire, soutenu par la bonne tenue des activités de services, se stabilise relativement en mai, avec un recul limité à -1,0 %.