Au cours du mois de mars 2016, l’emploi intérimaire progresse de 5,9 % par rapport à mars 2015.

Après une croissance de 4,3 % en février, l’intérim s’accélère en mars et enregistre une progression de 5,9 %. Tous les secteurs sont orientés à la hausse et montrent une légère amélioration comparé au mois précédent. C’est particulièrement le cas dans les transports, avec une accélération de 2,7 points.

Portée en 2015 par les qualifications de premier niveau, la croissance de l’intérim s’appuie désormais sur des métiers plus qualifiés. Les deux catégories professionnelles qui se développent le plus en mars 2016 sont les ouvriers qualifiés (+9,6 %) et les cadres et professions intermédiaires (+7,7 %).

Les tendances au premier trimestre sont restées relativement stables d’un mois sur l’autre, comprises entre 4 et 6 %, avec une progression trimestrielle moyenne de 5,3 %. Celle-ci intervient après une croissance de près de 4,5 % en 2015. Cette accélération demeure toutefois relativement modeste au regard des précédents cycles de reprise économique, plutôt caractérisés par des progressions à deux chiffres (comme en 1997 et en 2010).

Le redressement de mars constitue néanmoins un élément encourageant : en dépit d’un effet de base statistique moins porteur (la reprise de l’intérim est intervenue à partir de janvier 2015), la croissance s’inscrit dans la durée et l’emploi intérimaire connaît une dynamique un peu plus favorable en mars.

L’ensemble des secteurs en croissance

L'emploi intérimaire progresse dans l’ensemble des secteurs : les transports (+12,3 %), le BTP (+7,1 %), le commerce (+6,5 %), les services (+5,3 %) et l’industrie (+4,3 %).

Toutes les qualifications en hausse

L'emploi intérimaire se développe chez les ouvriers qualifiés (+9,6 %), les cadres et professions intermédiaires (+7,7 %), les employés (+6,9 %) et les ouvriers non qualifiés (+2,4 %).

Toutes les régions en hausse

Les effectifs intérimaires augmentent le plus fortement en Pays-de-la-Loire (+13,9 %) et en Île-de-France (+12,4 %) et le moins fortement en Normandie (+1,7 %), Centre-Val-de-Loire (+1,6 %) et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (+0,4 %).