Après une croissance de 9,1 % en avril, l’intérim atteint +4,0 % en mai.

Tous les secteurs sont en hausse, à l’exception du commerce. C’est particulièrement le cas dans le BTP (+10,9 %) et les services (+6,1 %).

La décélération observée en mai par comparaison à avril doit être interprétée avec prudence : les tendances sont influencées par un nombre important de jours fériés. En outre, en 2015, le mois de mai était caractérisé par une croissance très au-dessus de celle d’avril (avec un différentiel de 3,5 points).

Malgré un effet de base qui apparait donc défavorable, la progression de l’intérim s’inscrit néanmoins en mai 2016 dans une dynamique confirmée.

Après avoir été portée en 2015 par les qualifications de premier niveau, le développement de l’intérim s’appuie désormais sur des métiers plus qualifiés. Les deux catégories professionnelles qui se développent le plus en mai 2016 sont les ouvriers qualifiés (+9,4 %) et les cadres et professions intermédiaires (+5,3 %).

 

La majorité des grands secteurs en croissance

L'emploi intérimaire progresse dans la majorité des grands secteurs d’activité : le BTP (+10,9 %), les services (+6,1 %), les transports (+5,3 %) et l’industrie (+3,6 %). Seul le commerce recule (-5,7 %).

Baisse chez les employés

L'emploi intérimaire se développe chez les ouvriers qualifiés (+9,4 %), les cadres et professions intermédiaires (+5,3 %), et les ouvriers non qualifiés (+0,8 %). A l’inverse, il est en repli chez les employés (-0,3 %).

La majorité des régions en hausse

Les effectifs intérimaires augmentent en Pays-de-la-Loire (+11,5 %) et en Île-de-France (+12,0 %). En revanche, ils reculent en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (-0,2 %), en Bourgogne Franche-Comté (-0,5 %) et en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (-1,3 %).