Baromètre Prism'emploi - l'emploi intérimaire en décembre 2025

Avec une baisse de 1,8 % sur un an, le mois de décembre 2025 prolonge le repli modéré observé en novembre 2025 (-1,7 %), dans un contexte de baisse moyenne de 4,6 % sur l’ensemble de l’année 2025.
Le 09/03/2026
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COMMENTAIRE GÉNÉRAL POUR LE MOIS DE DÉCEMBRE 2025

Avec une baisse de 1,8 % sur un an, le mois de décembre 2025 prolonge le repli modéré observé en novembre 2025 (-1,7 %), dans un contexte de baisse moyenne de 4,6 % sur l’ensemble de l’année 2025. Décembre est caractérisé par des évolutions sectorielles contrastées : progression dans l’industrie, BTP hésitant et tertiaire (commerce, transports et services) durablement en retrait, sur fond de consommation atone et d’investissement dégradé.

  

Analyse sectorielle :

  • Industrie : reprise qui s’accélère. L’emploi intérimaire industriel progresse de 5,1 % en décembre sur un an, après +4,1 % en novembre et +3,0 % en moyenne au second semestre 2025. Cette dynamique s’inscrit dans un climat plus favorable, porté par l’agroalimentaire, la pharmacie, l’aéronautique et certaines activités manufacturières confrontées à un surcroît d’activité.
  • Bâtiment et Travaux Publics : rechute après un répit. Après un retour à l’équilibre en novembre (+0,1 %), l’intérim dans le BTP retourne en territoire négatif en décembre (-2,2 %). Ce recul reflète une conjoncture toujours fragile : marché du logement neuf en berne, conditions de financement tendues et reports de projets. La rénovation énergétique et les travaux publics amortissent la baisse sans pour autant relancer l’emploi intérimaire en moyenne.
  • Commerce : baisse accentuée. Avec -10,2 % en décembre, le recul de l’emploi intérimaire dans le commerce s’aggrave par rapport à la moyenne annuelle (-7,7 %). Cette évolution traduit la prudence persistante des ménages et la faiblesse de la consommation, qui conduisent les enseignes à limiter les recrutements.
  • Transports et logistique : repli atténué. Le secteur reste en baisse sur un an, mais la contraction se réduit nettement: -11,8 % en novembre contre -6,3 % en décembre. Si l’atonie de la consommation pèse toujours, l’activité de fin d’année (fêtes de fin d’année, livraisons…) en limite l’ampleur.
  • Services : recul confirmé. La baisse s’accentue légèrement, de -4,0 % en novembre à -4,8 % en décembre, prolongeant une tendance négative installée depuis plusieurs trimestres. La situation demeure contrastée : bonne tenue de certains services aux entreprises (conseil, informatique), mais net repli dans le médico-social, l’événementiel, les services aux particuliers et les fonctions administratives, où les employeurs réduisent leur recours à l’intérim faute de perspectives porteuses.

  

Évolution par qualification :

La contraction de l’emploi intérimaire se concentre sur les métiers à dominante administrative et encadrante, marqués par une forte baisse chez les employés (-10,0 %) et, dans une moindre mesure, chez les cadres et professions intermédiaires (-7,2 %). L’emploi ouvrier progresse quant à lui légèrement, avec +0,6 % pour les ouvriers qualifiés et +1,1 % pour les ouvriers non qualifiés.

    

Les effectifs intérimaires s’inscrivent en baisse (-1,8 %) au niveau national.

La majorité des secteurs est en baisse

L'emploi intérimaire augmente dans l’industrie (+5,1%), mais diminue dans le BTP (-2,2%), les services (-4,8 %), les transports (-6,3%) et le commerce (-10,2 %).

La moitié des qualifications est en baisse

L'emploi intérimaire augmente chez les ouvriers non qualifiés (+1,1 %) et les ouvriers qualifiés (+0,6 %), mais diminue chez les cadres et professions intermédiaires (-7,2%) et les employés (-10,0%).

  

LE CDI INTÉRIMAIRE

En décembre 2025, le CDI Intérimaire représente 39 230 ETP, correspondant à 6,5% des effectifs des agences d’emploi.

Sur les territoires, le recours au CDII est nettement surreprésenté en Pays de la Loire (12,3 %) et dans les Hauts-de-France (10,3 %). C’est en PACA et en Ile-de-France (avec respectivement 3,5 % et 3,2 % des effectifs) que ce contrat reste le moins développé.

La répartition géographique des CDII se concentre à plus de 40 % dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Pays de la Loire : 16,0 %, Hauts-de-France : 14,4 %, et Auvergne-Rhône-Alpes: 13,4 %.

  

   

LA FRANCE DES REGIONS

Décembre 2025 par rapport à décembre 2024.

La moitié des régions métropolitaines est en baisse.

Les dynamiques territoriales restent hétérogènes. Le travail temporaire progresse dans 6 régions : Bretagne (+0,8 %); Auvergne-Rhône-Alpes (+1,1 %); PACA(+1,9 %); Centre-Val de Loire (+4,4 %); Pays de la Loire (+6,5 %); Hauts-de-France (+6,8 %). Il reste en retrait en Île-de-France (-12, 6%), et dans une moindre mesure en Nouvelle-Aquitaine (-3,7 %) et Grand Est (-3,0 %).

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