Baromètre Prism'emploi - l'emploi intérimaire en juillet 2026
COMMENTAIRE GÉNÉRAL POUR LE MOIS DE JUILLET 2026
En juillet 2026, l'emploi intérimaire (contrats de travail temporaire et CDI intérimaires) s'établit à 736 760 équivalents temps plein (ETP), en baisse de 3,7 % sur un an. Cette dégradation est principalement imputable au secteur du BTP, où le repli atteint 12,6 %. L’activité y reste pénalisée par la faiblesse des mises en chantier, le recul des nouvelles commandes et l’attentisme des investisseurs.
Ces évolutions doivent toutefois être interprétées avec prudence. L’épisode de canicule intervenu au cours du mois de juillet a en effet pu peser temporairement sur l’activité et l’emploi dans plusieurs secteurs. Les données de la rentrée seront donc importantes pour apprécier si ce ralentissement traduit une réelle inflexion ou un phénomène ponctuel.
Évolution par secteur :
- Industrie : en juillet, avec -0,3 %, l’intérim industriel enregistre un léger repli. Cette tendance reste nettement plus favorable que celle des autres secteurs. Depuis le début de l’année, l’intérim industriel progresse de +3,2 %.
- BTP : le BTP constitue le principal facteur de la baisse globale. Après -5,9 % en juin, le secteur du BTP recule de 12,6 % en juillet.
- Commerce : dans le commerce, l’intérim recule de 1,6 % en juillet, après -0,1 % en juin. Le secteur reste pénalisé par une consommation des ménages peu dynamique.
- Transports et logistique : l’intérim dans les transports se contracte de 5,1 % en juillet, contre -2,5 % en juin. Cette détérioration peut être reliée au ralentissement des flux de marchandises et à la faiblesse de la consommation, qui réduisent les besoins de renfort dans la logistique. Les entreprises restent par ailleurs confrontées à des coûts élevés, notamment en matière d’énergie et de salaires pénalisants pour l’activité.
- Services : après -1,5 % en juin, l’intérim dans les services recule de 2,1 % en juillet. La moyenne depuis le début de l’année s’établit à -3,1 %.
Cette évolution reflète notamment le ralentissement des services aux entreprises, qui ajustent leurs dépenses de conseil,
d’ingénierie, d’assistance ou de support administratif dans un environnement de faible croissance.
Évolution par qualification :
En juillet, l’intérim des cadres et professions intermédiaires poursuit sa progression (+2,6 %). Dans le même temps, les qualifications employés, ouvriers non qualifiés et ouvriers qualifiés, enregistrent des baisses de respectivement -6,0 %, -4,9 % et -3,5 %.
Les effectifs intérimaires s’inscrivent en baisse (-3,7 %) au niveau national.
Tous les secteurs sont en baisse
L'emploi intérimaire diminue dans l’ensemble des secteurs : industrie (-0,3 %), commerce (-1,6 %), services (-2,1 %), transports (-5,1 %) et BTP (-12,6 %).
La majorité des qualifications est en baisse
L'emploi intérimaire augmente chez les cadres et professions intermédiaires (+2,6 %) mais diminue chez les ouvriers qualifiés (-3,5 %), les ouvriers non qualifiés (-4,9 %) et les employés (-6,0 %).
LE CDI INTÉRIMAIRE
En juillet 2026, le CDI Intérimaire représente 39 500 ETP, correspondant à 5,4 % des effectifs des agences d’emploi.
Il est nettement surreprésenté en Pays-de-la-Loire (10,7 %) et dans les Hauts-de-France (9,3 %). C’est en Bretagne et en Ile-de-France (avec respectivement 3,0 % et 2,6 % des effectifs) que ce contrat reste le moins développé.
La répartition géographique des CDII se concentre à près de 45% dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Pays de la Loire : 16,4 %, Hauts-de-France : 15,1 %, et Auvergne-Rhône-Alpes : 13,5 %.

LA FRANCE DES REGIONS
Juillet 2026 par rapport à juillet 2025.
Les disparités territoriales demeurent marquées.
L’évolution du travail temporaire demeure positive en Auvergne-Rhône-Alpes (+1,1 %), en Normandie (+1,7 %). À l’inverse, Bretagne (-12,3 %) et Nouvelle-Aquitaine (-7,7 %) connaissent les reculs les plus marqués.
