Publié le 01 juillet 2020

PREAMBULE


Après une interruption de 2 mois (mars et avril), Prism’emploi reprend la publication de son baromètre mensuel. La mobilisation du dispositif d’activité partielle par les entreprises du secteur avait perturbé l’interprétation des données du baromètre, et conduit Prism’emploi à élaborer une enquête spécifique, réalisée auprès d’un panel d’entreprises représentatives du secteur. Cette enquête a permis en mars et avril d’évaluer l’évolution de l’activité du secteur en précisant l’impact sur les effectifs du dispositif d’activité partielle, là où le baromètre ne permettait pas cette distinction.

Le baromètre du mois de mai renoue avec la méthodologie habituelle de Prism’emploi. Il décrit les évolutions en pourcentage de l’emploi intérimaire (activité partielle comprise) observées au cours de l’ensemble du mois (par rapport au même mois de l’année précédente) selon les qualifications, les grands secteurs d’activité, les régions et les départements. Le baromètre est établi à partir des statistiques transmises par un panel d’entreprises de travail temporaire représentant plus de 80% de l’emploi intérimaire. Afin de comparer le volume d’emploi intérimaire sur une base identique, les statistiques sont corrigées du nombre de jours ouvrés.

En mai 2020, le travail temporaire enregistre une baisse de -47,4 % par rapport à mai 2019.

D’une façon générale, les écarts entre secteurs et qualifications tendent, ce mois-ci, à s’aplanir.

Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence car l’activité partielle vient troubler la bonne compréhension des données « brutes ». De même – et de façon plus habituelle – les tendances de mai, perturbées par le calendrier des jours fériés, sont traditionnellement difficiles à interpréter.

Le secteur le plus touché demeure le BTP avec une baisse de -61,1 %. Toutefois, c’est également dans ce secteur que le redressement est le plus notable (+ 23 points par rapport à la tendance d’avril).

Les secteurs de l’industrie (-47,8 %) et des services (-53,8 %) connaissent des évolutions comparables avec une perte d’activité de moitié sur un an et avec un redressement de 4 points par rapport au mois dernier.

Le commerce (-43,8 %) et les transports (-25,6 %) enregistrent une évolution plus favorable que la moyenne avec un correction d’environ +10 points par rapport à avril.

Dans ce contexte, l’intérim ouvrier décline de -48,6 %, les ouvriers qualifiés (-49,1 %) et non-qualifiés (-48,1 %) se situant sur une tendance comparable. Dans le même ordre de grandeur, les intérimaires occupant des postes d’employés baissent de -49,1 %.

L’intérim des cadres et professions intermédiaires souffre un peu moins, avec une diminution des effectifs de -38,3%.

   

Tous les secteurs sont en baisse

L’emploi intérimaire diminue dans les transports (-25,6 %), le commerce (-43,8 %), l’industrie (- 47,8 %), les services (-53,8 %) et le BTP (- 61,1 %).

Toutes les qualifications diminuent

L’emploi intérimaire recule chez les cadres et professions intermédiaires (-38,3 %), les ouvriers non qualifiés (-48,1 %), les ouvriers qualifiés (- 49,1 %) et les employés (-49,1 %).

Toutes les régions sont en baisse

En mai 2020, aucune région ne résiste à la crise.