Publié le 14 septembre 2021

La survenue de la crise sanitaire puis du confinement à partir du 17 mars 2020 ont conduit en quelques jours à l’effondrement de l’emploi intérimaire. En juillet 2021, la lecture des tendances reste perturbée par la référence à une période atypique (-21,1 % en juillet 2020 par rapport à juillet 2019, et ce en tenant compte de l’activité partielle). En conséquence, le commentaire du Baromètre Prism’emploi de juillet 2021 porte sur la comparaison avec les données de juillet 2019, permettant ainsi un éclairage plus pertinent.

En juillet 2021, le travail temporaire (contrats de travail temporaire et CDI intérimaires) compte pour 824 636 emplois en équivalent temps plein (ETP), soit 4,3 % de moins qu’en juillet 2019, correspondant à la destruction de 36 767 ETP par rapport à la situation d’avant crise.

Avec -4,3 % (par rapport à juillet 2019), la tendance observée au mois de juillet est identique à celle du mois de juin. Les évolutions sectorielles sont caractérisées par trois dynamiques distinctes :
► Tout d’abord, l’industrie et le BTP, qui comptent pour environ 55 % des intérimaires en mission, et dont le redressement est freiné par la pénurie de matériaux, connaissent un recul de l’ordre de -8,5 % sur deux ans (Industrie : -8,6 %, BTP : -8,3 %).
► Ensuite, les services et le commerce qui représentent environ 30 % des effectifs, avec des baisses de respectivement -4,4 % et -2,1 %, se situent légèrement au-dessus de la tendance moyenne.
► Enfin, le secteur transports-logistique qui emploie près de 15 % des travailleurs temporaires, continue de se distinguer avec une croissance de 11,4 % (par comparaison à juillet 2019).

Dans le détail des qualifications, ce sont les métiers les plus qualifiés qui évoluent le plus favorablement (Cadres et professions intermédiaires : +1,3 % ; ouvriers qualifiés : -2,6 %) au regard des fonctions moins spécialisées (ouvriers non qualifiés : -6,4 % ; employés : -9,9 %).

    

La majorité des secteurs sont en baisse

L’emploi intérimaire augmente dans les transports (+11,4 %) mais diminue dans le commerce (-2,1 %), les services (-4,4 %), le BTP (-8,3 %) et l’industrie (- 8,6 %).

La majorité des qualifications diminuent

L’emploi intérimaire augmente chez les cadres et professions intermédiaires (+1,3 %), mais recule chez les ouvriers qualifiés (-2,6 %), les ouvriers non qualifiés (-6,4 %) et les employés (-9,9 %).

   

LE CDI INTÉRIMAIRE

En juillet 2021, le CDI Intérimaire représente 48 726 ETP soit 5,9% de l’emploi intérimaire.

Dans un environnement économique et sanitaire appelant à renforcer la sécurisation des parcours, les agences d’emploi ont accru les CDII de 6 440 ETP sur un an, correspondant à une hausse de 15,2 % de ces effectifs.

Sur les territoires, le recours au CDII représente environ 9 % des intérimaires en Pays-de-la-Loire (9,2 %), dans les Hauts-de-France (8,6 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (8,1 %). C’est en Bretagne et en Ile-de-France (avec respectivement 3,7 % et 3,9 % des effectifs) que ce type de contrats demeure le moins développé.

La répartition géographique des CDII se concentre à plus de 40% dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Hauts-de-France : 13,7 %, Auvergne-Rhône-Alpes : 13,6 % et Pays-de-la-Loire : 12,9 %.

  

LA FRANCE DES RÉGIONS

Juillet 2021 par rapport à juillet 2019

Quatre régions sont en hausse

Dans un contexte caractérisé par des situations géographiques très hétérogènes, quatre des treize régions métropolitaines, portées par le développement du secteur transports-logistique, enregistrent une progression des effectifs intérimaires : Pays-de-la-Loire avec +2,6 %, PACA avec +2,0 % ; Nouvelle-Aquitaine avec +1,4 % et Centre Val-de-Loire avec +0,8 %.

A l’opposé, la situation en Ile-de-France (-12,7 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (-9,5 %) demeure préoccupante.