Publié le 24 février 2016

Après +9,7 % en décembre, la croissance de l’intérim, enregistre un ralentissement en janvier 2016 (+5,6 %). Les signaux de reprise sont donc encore à considérer avec prudence en ce début d’année 2016.

La dynamique observée n’est toutefois pas remise en cause. En effet, la reprise de l’intérim est intervenue à partir de janvier 2015, alors même que l’emploi intérimaire baissait encore significativement en décembre 2014.

L’industrie, qui a été le premier secteur à repartir à la hausse, connaît une évolution moins favorable en janvier (+4,4% vs. +9,5 % en décembre 2015). Le BTP poursuit sa croissance, là encore à un rythme moins soutenu qu’en décembre (+3,1 % vs. +6,8 %). Avec une progression de l’ordre de 6 %, les secteurs du commerce et des services demeurent dynamiques.

Évolution notable, la croissance dans les transports atteint 11,7 %. Ce secteur est traditionnellement révélateur de l’évolution des échanges marchands. Le niveau élevé de la croissance de l’intérim constitue donc un signe de reprise de l’activité, à confirmer au cours de l’année.

 

L’ensemble des secteurs en croissance

L'emploi intérimaire progresse dans l’ensemble des secteurs : les transports (+11,7 %), le commerce (+6,3 %), les services (+6,1 %), l’industrie (+4,4 %) et le BTP (+3,1 %).

Toutes les qualifications en hausse

L'emploi intérimaire se développe chez les employés (+10,6 %), les cadres et professions intermédiaires
(+6,8 %), les ouvriers non qualifiés (+5,3 %) et les ouvriers qualifiés (+4,3 %).

La majorité des régions en hausse

Les effectifs intérimaires augmentent le plus fortement en Pays-de-la-Loire (+17,2 %) et en Île-de-France (+12,5 %). En revanche, ils reculent en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (-1,2 %) et en Normandie (-4,0 %).