Publié le 27 mars 2020

AVERTISSEMENT - - Le baromètre de février dresse un état de l’activité des entreprises de travail temporaire sur la période du 1er au 29 février 2020. Par conséquent, il n’enregistre pas l’impact du coup d’arrêt de l’activité économique qui est survenu à partir du 12 mars.
Depuis cette date, les entreprises de travail temporaire observent un effondrement de leur activité qui se traduit par des baisses s’échelonnant entre 60% et 90% selon les secteurs dans lesquels elles opèrent. Sur la période du 1er au 15 mars 2020, le marché est resté orienté sur la tendance observée depuis le début de l’année, avec une baisse de 5% du nombre d’équivalents temps plein (CTT et CDI-I) par rapport à la même période en 2019, et en ligne avec le mois de février. L’estimation d’activité pour la période du 16 au 31 mars accuse une chute de 75%.
Le baromètre Prism’emploi du mois de mars, qui sera publié fin avril, rendra compte de l’impact de la crise, par secteurs, par qualifications et par régions.

Après une baisse de 7,1 % en janvier 2020, par rapport au même mois de 2019, le recul du travail temporaire s’atténue en février, avec -4,8 %, par rapport à février 2019.

C’est dans le secteur industriel que la situation reste la plus dégradée avec une baisse de -9,1 % ; toutefois la tendance s’améliore de 5,2 points au regard de la situation de janvier.

Suivent le commerce, qui enregistre un recul de -3,9 %, contre -2,7 % en janvier, et les services qui diminuent de -2,5 %.

Après le redressement observé en janvier (+0,5 %), le BTP repasse en négatif avec une baisse de -1,2 %.

Le secteur des transports est le seul dans lequel le travail temporaire est en hausse de +4,1 % ce mois-ci, avec une accélération comparée au mois dernier (+3,0 %).

Dans ce contexte, la part des intérimaires cadres et employés reste stable avec une légère décroissance pour les cadres et professions intermédiaires à -0,2 % et une timide croissance du nombre d’employés à +0,7 %.

Dans le même temps, l’intérim ouvrier se replie de -6,6 %. Dans le détail, la catégorie des ouvriers non qualifiés diminue de -7,8 %, celle des ouvriers qualifiés de -5,3 %.

La baisse des effectifs intérimaires enregistrée depuis le 4ème trimestre 2018 intervient dans un contexte caractérisé par les éléments suivants :

  • En forte croissance entre janvier 2015 et août 2018, l’emploi intérimaire se situe encore à un niveau élevé.
  • Avec plus de 87 500 CDI intérimaire signés à fin février 2020, cette forme de contrat poursuit son développement de façon complémentaire aux contrats d’intérim classiques. Depuis un an, ce sont plus de 28 000 CDII supplémentaires qui ont été recrutés par les agences d’emploi. Ainsi en tenant compte de ce type d’activité, la baisse de l’emploi intérimaire en février se limiterait à -2,0 %.

   

La plupart des secteurs en baisse

L’emploi intérimaire est en hausse dans les transports (+4,1 %), mais diminue dans le BTP (-1,2 %), les services (-2,5 %), le commerce (-3,9 %) et l’industrie (-9,1 %).

La majorité des qualifications diminuent

L’emploi intérimaire augmente chez les employés (+0,7 %). Il recule chez les cadres et professions intermédiaires (-0,2 %), les ouvriers qualifiés (-5,3 %) et les ouvriers non qualifiés (-7,8 %).

La majorité des régions restent en négatif

En février 2020, la région la plus dynamique est l’Occitanie (+2,1 %).