Publié le 27 janvier 2016

Au cours de l’année 2015, l’emploi intérimaire a progressé de 4,4 % en moyenne, correspondant à la création d’environ 25 000 emplois équivalent temps plein. Le redressement de l’intérim traduit le besoin de flexibilité des entreprises, l’un des leviers essentiels leur permettant de rester compétitives sur leur marché aujourd’hui.

Après un ralentissement de l’intérim observé en novembre, en partie lié aux attentats du 13 novembre, un phénomène de rattrapage s’est produit en décembre dans des secteurs tels que le commerce, les services et les transports.

Avec un niveau de croissance du PIB de 1,1 % enregistré en 2015, des emplois intérimaires ont pu être recréés. Sans l’intérim, ces opportunités d’emploi n’auraient pas existé.

Ainsi, la progression annuelle de l’emploi intérimaire est encourageante pour la création d’emploi, mais elle reste toutefois à confirmer. L’emploi intérimaire n’a en effet pas encore retrouvé son niveau d’avant-crise.

 

Quelques points de repère sur l’intérim :

  • L’évolution de l’intérim anticipe les mouvements en termes d’emplois et non l’évolution du chômage, qui est influencée par de nombreux facteurs extérieurs à l’emploi.
  • L’intérim constitue un indicateur avancé de l’emploi, les infléchissements observés interviennent 6 à 12 mois avant que les mouvements d’emploi des autres secteurs ne soient perceptibles.
  • L’intérim représente 3 % de l’emploi salarié et ne peut donc pas être un « indicateur avancé du taux de chômage ».
  • Un niveau de croissance annuel compris entre 0,6 % et 0,8 % permet de créer des emplois intérimaires. Le seuil permettant aux entreprises de développer de l’emploi durable se situe aux alentours de 1,5 %.

Tendance à la hausse depuis le milieu d’année

Sur l’année 2015, en moyenne, l’emploi intérimaire a évolué de +4,4 %. Sur le premier semestre, l’évolution de l’emploi intérimaire a oscillé entre augmentation et baisse. Mais, depuis juin 2015, celui-ci n’a cessé de se redresser, à l’exception du mois de novembre, étroitement lié aux attentats vécus par la France.

Tous les secteurs ont contribué au développement de l’emploi intérimaire en 2015, à l’exception du BTP

L’intérim progresse en 2015 dans le commerce (+9,9 %), les transports (+7,2 %), les services (+5,7 %) et l’industrie (+5,1 %). En revanche, le BTP enregistre à nouveau une baisse de 6,4 %.

Les ouvriers qualifiés pénalisés par la baisse du BTP

Les employés enregistrent la plus forte hausse (+9,0 %). Les cadres et professions intermédiaires (+7,2 %) et les ouvriers non qualifiés (+6,5 %) voient également leurs effectifs croître. Les ouvriers qualifiés reculent quant à eux de 1,0 %.

La France des régions

Toutes les régions enregistrent une progression des effectifs intérimaires à l’exception de la Picardie (-0,3 %) et du Poitou-Charentes (-1,3 %).

 

En décembre 2015, les effectifs intérimaires sont en hausse (+9,4 %) au niveau national

L'emploi intérimaire progresse dans tous les secteurs : les transports (+12,7 %), les services (+10,5 %), l’industrie (+9,5 %), le BTP (+6,8 %) et le commerce (+6,0 %).

L'emploi intérimaire se développe chez les ouvriers qualifiés (+12,0 %), les cadres et professions intermédiaires (+9,8 %) les employés (+8,9 %) et les ouvriers non qualifiés (+8,5 %).

Les effectifs intérimaires augmentent le plus fortement en Franche-Comté (+24,1 %), en Alsace (+18,9 %), en Lorraine (+15,1 %) et en Pays-de-la-Loire (+15,0 %). La Haute-Normandie est la seule région en recul (-1,3 %).