Publié le 03 février 2015

En 2014, la France enregistre une baisse de l’emploi intérimaire pour la troisième année consécutive (-1,2 %). Cette baisse générale est due au recul du secteur du BTP, les autres grands secteurs étant orientés à la hausse.

L’évolution observée en 2014 est caractérisée par un redressement progressif au cours du premier semestre, une stabilisation au 3ème trimestre et un nouveau recul au 4ème trimestre. Le décrochage des effectifs intérimaires, perceptible depuis le mois d’août s’explique par une amplification de la baisse dans le BTP associée à une moindre croissance dans les secteurs jusqu’alors porteurs.

Ainsi en 2014 :
• L’emploi intérimaire progresse dans le commerce (+2,7 %), les transports (+2,1 %), l’industrie (+1,2 %) et plus modérément dans les services (+0,2 %). Dans le même temps le BTP chute de 15,3 % ;
• La baisse importante des ouvriers qualifiés (-10,3 %) est fortement corrélée au phénomène de baisse dans le BTP ;
• De fortes divergences régionales sont enregistrées : les bassins industriels du Nord et de l’Est sont au-dessus de la moyenne nationale, alors que les régions du Sud et de l’Ouest se situent en-dessous de la moyenne nationale.

La baisse de l’intérim, d’après les premiers éléments collectés par Prism’emploi, se confirme en janvier 2015, celle-ci tend toutefois à s’atténuer.

Dans un contexte économique dégradé, la branche du travail temporaire va continuer à promouvoir la flexibilité responsable : réévaluer la durée maximum du contrat de travail temporaire pour les publics fragiles (seniors ou personnes handicapées, par exemple), limiter les allers-retours intérim-chômage, faciliter la contractualisation du CDI intérimaire, telles seront les propositions pour favoriser des créations d’emploi en 2015.

Améliorer la sécurisation professionnelle sera également à l’ordre du jour de la branche, via l’allongement de la durée d’emploi par la formation ou encore le développement de l’apprentissage. Toutes ces mesures doivent contribuer à réduire le retour au chômage.

Divergence frappante entre le BTP et les autres secteurs
 
L’emploi intérimaire progresse dans le commerce (+2,7 %), les transports (+2,1 %), l’industrie (+1,2 %) et plus modérément dans les services (+0,2 %). Seul le BTP enregistre une forte baisse de 15,3 %.

 

Recul des ouvriers qualifiés 

L'emploi intérimaire progresse dans la plupart des qualifications : les ouvriers non qualifiés (+6,8 %), les cadres et professions intermédiaires (+3,0 %) et les employés (+1,7 %). En revanche, il chute chez les ouvriers qualifiés (-10,3 %). 

 

L’intérim progresse plutôt dans les régions du Nord et de l’Est  

11 régions sur 21 enregistrent une évolution de l’intérim supérieure à la moyenne annuelle nationale. A l’exception de la Haute-Normandie, ce sont dans les bassins d’emploi du Nord et de l’Est que l’intérim s’est développé, à titre d’exemple, l’Alsace progresse de 4,9 % et le Nord-Pas de Calais de 3,2 %. Les régions du Sud et de l’Ouest sont les plus touchées par la baisse de l’emploi intérimaire. Les effectifs intérimaires reculent notamment en Midi-Pyrénées (-5,6 %), en PACA (-5,4 %) et en Bretagne (-4,7%).