Publié le 23 décembre 2016

Au cours du mois de novembre 2016, l’emploi intérimaire progresse de 9,5 % par rapport à novembre 2015.

Tous les secteurs sont orientés à la hausse. Dans le tertiaire, les services enregistrent une croissance de 5,4 %, le commerce progresse de 8 % et la dynamique dans les transports s’amplifie avec +24,3 % (qui font suite aux +17,4 % du mois précédent). La croissance du BTP atteint +13,1 % en novembre, celle de l’industrie, +6,6 %.

Alors qu’en 2015 les qualifications de premier niveau ont porté le développement de l’intérim, l’essor de 2016 s’appuie sur des métiers plus qualifiés. Les deux catégories professionnelles qui créent le plus d’emplois intérimaires demeurent les ouvriers qualifiés (+15,3 %) et les cadres et professions intermédiaires (+10,3 %).

Toutes les régions sont orientées à la hausse et cinq d’entre elles enregistrent une croissance à deux chiffres : Centre-Val de Loire (+10,2 %) ; Hauts-de-France (12,6 %) ;  Normandie (+11,6 %) ; Auvergne-Rhône-Alpes (13,6 %) et  Pays-de-la-Loire (+14,6 %).

Au cours des 11 premiers mois de l’année (comparés à la même période de 2015), l’intérim croît de 6,1% soit près de 35 000 emplois en équivalent temps plein créés. 

   

L’ensemble des grands secteurs en hausse

L'emploi intérimaire progresse dans tous les grands secteurs d’activité : les transports (+24,3 %), le BTP (+13,1 %), le commerce (+8,0 %), l’industrie (+6,6 %) et les services (+5,4 %).

  

Toutes les qualifications en croissance

L'emploi intérimaire se développe chez les ouvriers qualifiés (+15,3 %), les cadres et professions intermédiaires (+10,3 %), les ouvriers non qualifiés (+6,0 %) et les employés (+5,8 %).

   

Toutes les régions en hausse

Les effectifs intérimaires augmentent fortement en Pays-de-la-Loire (+14,6 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+13,6 %). La croissance est moindre en région Grand-Est (+3,4 %).

   

   

  

  

 

Quelques points de repère sur l’intérim :

  • L’évolution de l’intérim anticipe les mouvements en termes d’emplois et non l’évolution du chômage, qui est influencée par de nombreux facteurs extérieurs à l’emploi.
  • L’intérim constitue un indicateur avancé de l’emploi, les infléchissements observés interviennent 6 à 12 mois avant que les mouvements d’emploi des autres secteurs ne soient perceptibles.
  • L’intérim représente 3 % de l’emploi salarié et ne peut donc pas être un « indicateur avancé du taux de chômage ».
  • Un niveau de croissance annuel compris entre 0,6 % et 0,8 % permet de créer des emplois intérimaires. Le seuil permettant aux entreprises de développer de l’emploi durable se situe aux alentours de 1,5 %.